Une marche silencieuse est organisée aujourdui à Saint-Fons. La famille lance des appels au calme. Le rapatriement du corps du jeune garçon vers Constantine aura lieu dans les prochains jours.
Une petite heure. Hier matin, Xavier Richaud, procureur de la République a reçu les parents de Raouf accompagnés de leurs avocats respectifs, Me Sylvain Cormier et Me Bertrand Sayn. Les trois soeurs du jeune garçon présentes ont attendu à l'extérieur, le procureur n'ayant pas donné son accord pour qu'elles assistent à l'entretien.
Les deux avocats ont déposé plainte contre X avec constitution de partie civile. Le seul moyen pour la famille d'avoir accès aux éléments de l'enquête. Le procureur s'est engagé à fournir, sous dix jours, aux conseils de la famille, les éléments de la procédure : procès-verbaux, enregistrements effectués lors de la poursuite, vidéos « La famille est noyée sous une tonne d'informations contradictoires », comme le signale Me Cormier, avocat de M.Taïtaï.
« On est dans une procédure où les avocats n'ont rien, où les parents ne peuvent rien avoir Le passager doit être entendu de manière officielle. » Me Sayn, avocat de la mère de Raouf, ajoute : « Le juge du siège n'a pas son mot à dire, on ne peut rien faire et rien dire, juste implorer le bon dieu pour qu'on ait accès à la procédure. »
Avant d'évoquer un délai pour le démarrage réel de la procédure. « Le doyen des juges d'instruction va prendre son temps, il faut ensuite désigner un juge qui va instruire Soit environ deux mois. Et pendant ce temps, un père pleure son enfant. »
De concert, les avocats notent que la famille a été reçue deux jours après les faits. A leurs demandes. « Il aurait été plus naturel que la famille soit reçue avant toute communication externe. » En quête de réponses et de vérité, le père de Raouf a rencontré à sa demande, hier en fin de matinée, dans les locaux de l'hôtel de ville, le commissaire Marianne Charret-Lassagne, adjointe au chef de la Sûreté départementale. Les résultats des analyses toxicologiques pratiquées sur l'adolescent n'ont pas permis de déceler de traces de produits stupéfiants, ni d'alcoolémie positive (0,15 gramme).
« On croit en la justice »
Depuis mardi, M. Taïtaï passe beaucoup de temps dans le quartier de l'avenue Paul-Santy. « Les gens sont révoltés. Il ne faut pas que les jeunes fassent des conneries. » Et l'ami de la jeune soeur de Raouf insiste. « On appelle au calme, cela ne nous fera pas revenir Raouf. La famille croit en la justice, en la République. » Des appels répétés avec d'autant plus de force que des voitures ont brûlé dans le quartier dans la nuit de mercredi à jeudi.
Une marche silencieuse est prévue demain à 14 heures. Elle partira de la mairie de Saint-Fons pour gagner le lieu où le jeune garçon est décédé. Les autres familles concernées par le drame sont parties prenantes.
Dimanche, le corps de Raouf prendra la direction de l'Algérie. Le rapatriement sera pris en charge financièrement par des associations. L'adolescent sera inhumé près de Constantine, région de naissance de son père. Un proche de la famille ajoutait hier : « Le plus tôt possible pour qu'il repose en paix. »
Une petite heure. Hier matin, Xavier Richaud, procureur de la République a reçu les parents de Raouf accompagnés de leurs avocats respectifs, Me Sylvain Cormier et Me Bertrand Sayn. Les trois soeurs du jeune garçon présentes ont attendu à l'extérieur, le procureur n'ayant pas donné son accord pour qu'elles assistent à l'entretien.
Les deux avocats ont déposé plainte contre X avec constitution de partie civile. Le seul moyen pour la famille d'avoir accès aux éléments de l'enquête. Le procureur s'est engagé à fournir, sous dix jours, aux conseils de la famille, les éléments de la procédure : procès-verbaux, enregistrements effectués lors de la poursuite, vidéos « La famille est noyée sous une tonne d'informations contradictoires », comme le signale Me Cormier, avocat de M.Taïtaï.
« On est dans une procédure où les avocats n'ont rien, où les parents ne peuvent rien avoir Le passager doit être entendu de manière officielle. » Me Sayn, avocat de la mère de Raouf, ajoute : « Le juge du siège n'a pas son mot à dire, on ne peut rien faire et rien dire, juste implorer le bon dieu pour qu'on ait accès à la procédure. »
Avant d'évoquer un délai pour le démarrage réel de la procédure. « Le doyen des juges d'instruction va prendre son temps, il faut ensuite désigner un juge qui va instruire Soit environ deux mois. Et pendant ce temps, un père pleure son enfant. »
De concert, les avocats notent que la famille a été reçue deux jours après les faits. A leurs demandes. « Il aurait été plus naturel que la famille soit reçue avant toute communication externe. » En quête de réponses et de vérité, le père de Raouf a rencontré à sa demande, hier en fin de matinée, dans les locaux de l'hôtel de ville, le commissaire Marianne Charret-Lassagne, adjointe au chef de la Sûreté départementale. Les résultats des analyses toxicologiques pratiquées sur l'adolescent n'ont pas permis de déceler de traces de produits stupéfiants, ni d'alcoolémie positive (0,15 gramme).
« On croit en la justice »
Depuis mardi, M. Taïtaï passe beaucoup de temps dans le quartier de l'avenue Paul-Santy. « Les gens sont révoltés. Il ne faut pas que les jeunes fassent des conneries. » Et l'ami de la jeune soeur de Raouf insiste. « On appelle au calme, cela ne nous fera pas revenir Raouf. La famille croit en la justice, en la République. » Des appels répétés avec d'autant plus de force que des voitures ont brûlé dans le quartier dans la nuit de mercredi à jeudi.
Une marche silencieuse est prévue demain à 14 heures. Elle partira de la mairie de Saint-Fons pour gagner le lieu où le jeune garçon est décédé. Les autres familles concernées par le drame sont parties prenantes.
Dimanche, le corps de Raouf prendra la direction de l'Algérie. Le rapatriement sera pris en charge financièrement par des associations. L'adolescent sera inhumé près de Constantine, région de naissance de son père. Un proche de la famille ajoutait hier : « Le plus tôt possible pour qu'il repose en paix. »



